La ségrégation socio-spatiale à Marseille (1/2 : l'inégale répartition des groupes sociaux dans l'espace)

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L'article publié ici est une partie de mon travail réalisé pour mon mémoire de Master 1 intitulé « Stratégies résidentielles et ségrégation socio-spatiale à Marseille. Vers une modélisation individu-centrée », sous la direction de V. Laperrière, Aix-Marseille Université.

Marseille est située sur le littoral méditerranéen, au sud-est de la France, dont elle est l'une des métropoles les plus importantes et la deuxième ville par sa population (852 516 habitants en 2012 1). Grand port français et autrefois principale porte de France pour le passage des hommes [Viard, 2013], Marseille est située entre la mer Méditerranée à l'ouest et les massifs montagneux de l'Estaque, de l'Étoile et le Garlaban au nord et à l'est.

L'histoire de Marseille, notamment marquée au XXème siècle par la décolonisation et les vagues d'immigration qui suivirent, a ancré le cosmopolitisme dans l'identité de la ville [Gastaut, 2003]. Les travaux d’Émile Temime sur l'histoire des migrations à Marseille montrent le caractère cosmopolite de la ville, plus évident dans certains quartiers [Temime, 1995 ; Manry, 2002]. Pour Yvan Gastaut [2003], le « 'cosmopolitisme' ne signifie pas forcément 'intégration' d’un groupe ethnique minoritaire à une société d’accueil dominante » et il peut s'avérer être un système élaboré permettant de « coexister dans le respect mutuel : vivre ensemble sans se mêler, partager les décisions collectives tout en conservant sa propre autonomie, affirmer sa différence culturelle, souvent bien marquée dans l’espace ».
Cette diversité ethnique et culturelle de la population de Marseille s’accompagne d’une division sociale de l’espace urbain, étudiée dès les années 1970 [Roncayolo, 1972]. Marseille est en effet un cas particulier où la ville-centre est plus pauvre que sa périphérie [Ronai, 2009].

La ségrégation socio-spatiale

Au sens large, la ségrégation désigne l'action de mettre à l'écart une personne ou un groupe de personnes (dictionnaire Larousse), comme l'indique son étymologie latine, « segregare », qui signifie « mettre à l’écart du troupeau ». Selon le Dictionnaire d’analyse spatiale [Bavoux, Chapelon, 2014], la ségrégation est un « processus de division de la société en unités distinctes, qui participe des hiérarchisations spatiales ». D’autres auteurs définissent la ségrégation à la fois comme un processus et comme un état de séparation spatiale [Lévy, Lussaut, 2003]. La dimension spatiale de la ségrégation met en évidence et renforce la ségrégation sociale [Pumain, 2006].

En sciences humaines et sociales, la ségrégation est un concept qui désigne, au sens fort, « une politique de mise à l'écart d'une population formant un sous-groupe religieux ou racial » [Pumain, 2006]. Cette définition peut être utilisée pour désigner les actes intentionnels de discrimination comme la ségrégation raciale institutionnelle des populations noires aux États-Unis jusqu'en 1964 ou la politique de l'apartheid en Afrique du Sud, qui resta en vigueur jusqu'en 1990. Cependant, de nos jours, la ségrégation « résulte davantage de pratiques effectives et récurrentes que de dispositions réglementaires » [Pumain, 2006] et le concept est utilisé pour qualifier l’inégale distribution des groupes sociaux dans l’espace. Pour une analyse historique et sémantique du concept de ségrégation, on lira le travail de [Madoré, 2005], qui souligne notamment son caractère polysémique.

Il est important de distinguer la ségrégation subie - aussi nommée relégation spatiale - de la ségrégation choisie, qui désigne l’agrégation volontaire de populations aux caractéristiques communes, situation que les sociologues observent par exemple dans les beaux quartiers de Paris [Pinçon, Pinçon-Charlot, 1989, 2007]. Certains auteurs se demandent alors si toute forme de ségrégation est forcément une injustice spatiale [Lehman-Frisch, 2009 ; Fol, Lehman-Frisch, Morange, 2013].
La ségrégation est étudiée le plus souvent d'après les localisations et les stratégies résidentielles des individus ou des ménages [Frankhauser, Ansel (dir.), 2012], on parle alors de ségrégation résidentielle. Il est important de rappeler que la ségrégation résidentielle prend des formes d'organisation spatiale différentes selon les critères de différenciation des populations : ethniques, socio-économiques ou démographiques [Pumain, 2006].

Mesure quantitative de la ségrégation

Bien que la ségrégation soit « un phénomène complexe qui ne peut pas se résumer à la seule valeur d'un indice, l'approche quantitative a largement permis d'éclairer l'analyse des différenciations spatiales » [Bavoux, Chapelon, 2014] : il existe de nombreux indices permettant de mesurer la ségrégation socio-spatiale.

Aux États-Unis, le thème de la ségrégation ethnique est abordé dès les années 1920 par l’École de Chicago [Grafmeyer et Joseph, 1984]. À partir des années 1950, des chercheurs américains [Duncan & Duncan, 1955 ; Bell, 1954] mettent au point un certain nombre d’indices permettant de quantifier la ségrégation résidentielle dans le contexte historique particulier des politiques déségrégationnistes, qui nécessitaient alors des mesures chiffrées et claires du degré de ségrégation [Apparicio, 2000]. Par la suite, d’autres indices mesurant la ségrégation sont développés entre 1975 et la fin des années 1990 [Morgan, 1975 ; White, 1983 ; Morill, 1991 ; Wong, 1993, 1998], intégrant cette fois-ci la dimension spatiale dans la mesure de la ségrégation. Enfin, d’autres chercheurs [Reardon, Firebaugh, 2002 ; Reardon, O’Sullivan, 2004] développent dans les années 2000 des indices permettant l’étude de la ségrégation multi-groupes.

D. S. Massey et N. A. Denton [1988] classent ces indices en cinq dimensions bien distinctes dans une revue de la littérature sur les indices de ségrégation souvent citée : l’égalité, l’exposition, la concentration, le regroupement et la centralisation. Ces dimensions permettent de décrire toute la complexité de la répartition des groupes sociaux dans l’espace.

Dans un article présentant l’interface internet qu’ils ont développée pour faciliter le calcul des indices de ségrégation (OASIS, Outil d’Analyse de la Ségrégation et des Inégalités Spatiales), cinq chercheurs de l’IRSTEA [Tivadar, Schaeffer, Torre et Bray, 2014] définissent en détail ces cinq dimensions des manifestations de la ségrégation :

« L’égalité renvoie à la répartition de la population entre les unités spatiales de la zone d’étude : plus un groupe est inégalement réparti entre ces unités (surreprésenté dans certaines et sous-représenté dans d’autres), plus il est ségrégué.
L’exposition correspond aux possibilités d’interaction au sein de la population : plus la probabilité est élevée pour deux membres d’un même groupe de partager une même unité spatiale, plus ce groupe est ségrégué.
La concentration a trait à l’espace occupé par la population : moins la superficie occupée par un groupe est grande, plus il est ségrégué.
Le regroupement fait référence à la formation d’enclaves au sein de la zone d’étude : plus les membres d’un groupe occupent des unités spatiales voisines (contiguës ou peu distantes), plus ce groupe est ségrégué.
La centralisation est le degré de proximité au centre de la zone étudiée : plus un groupe est localisé près du centre-ville, plus il est ségrégué. »

Pour une liste exhaustive des définitions et des formules mathématiques de l’ensemble des indices de ségrégation, on lira [Apparicio, 2000].

Bien que peu très répandue dans la géographie française jusqu’à la fin des années 1990, la mesure quantitative de la ségrégation par les indices de ségrégation résidentielle est une approche de plus en plus répandue dans le champ de recherche des configurations socio-spatiales, y compris en géographie francophone. L’étude diachronique de la ségrégation est cependant peu souvent réalisée car l’évidence de sa hausse continuelle semble partagée en France par les mondes politique, médiatique et parfois même académique. L’absence de validation empirique ou de remise en question de cette idée est dénoncée par plusieurs auteurs [Madoré, 2013 ; Préteceille, 2006]. Par manque de temps et de données d’une part, mais d’autre part parce que notre recherche se focalise sur l’état actuel des structures socio-spatiales de Marseille et sur leur processus de construction, nous ne réaliserons pas non plus ici une étude des dynamiques temporelles de la ségrégation socio-spatiale à Marseille.

Ce travail a pour objectif de dresser un état des lieux de la ségrégation socio-spatiale à Marseille à partir des données démographiques disponibles.

Dans un premier temps, nous étudierons la division sociale de l’espace marseillais à l’aide de cartographies thématiques. Dans un second temps, les indices de ségrégation permettront d’étudier la ségrégation résidentielle dans ses cinq dimensions.

Contextualisation : la division sociale de l’espace marseillais

Les données

La variable utilisée pour étudier la ségrégation socio-spatiale est la profession et catégorie socio-professionnelle (PCS) d’actifs, issue des recensements 2007 et 2012 de l’INSEE. Cependant, comme François Madoré [2013] le décide dans ses travaux sur l’évolution de la ségrégation socio-spatiale dans l’aire urbaine de Nantes, la catégorie des actifs agriculteurs exploitants n’a pas été prise en compte car ces derniers sont trop peu nombreux. Les PCS d’actifs issues du niveau agrégé de la nomenclature de l’INSEE retenues sont donc les artisans, commerçants et chefs d’entreprises, les professions intermédiaires, les cadres et professions intellectuelles supérieures, les employés et les ouvriers.

L’échelle retenue ici pour étudier la ségrégation socio-spatiale à Marseille est celle des quartiers de la ville, au nombre de 111 mais rapportés à 110 après avoir écarté l’archipel du Frioul de l’analyse pour son insularité et son très faible poids démographique (39 actifs en 2012, selon l’INSEE).

Cartographie de la division sociale de Marseille

La cartographie de la division sociale de la ville de Marseille est un préalable nécessaire à l’étude de la ségrégation résidentielle car elle permet d’identifier les principales structures et particularités de la répartition des groupes sociaux dans l’espace. Les cartes réalisées ci-dessous complètent et actualisent une partie du travail réalisé par [Innocent, 2011]. Les variables cartographiées sont le nombre d’actifs de la PCS en valeur absolue, variable quantitative discrète, représentée par la variable visuelle taille en implantation ponctuelle (cercles proportionnels), et la part d’actifs de la PCS dans la population active totale, variable quantitative continue issue d’un rapport entre deux mesures, représentée par la variable visuelle valeur (variation d’intensité de couleur) en implantation zonale.

Afin d'aider à la compréhension des commentaires, une cartographie des quartiers de la ville et de leur dénomination a été réalisée ici.

Carte 1 (cliquer pour agrandir).

En moyenne, les « artisans, commerçants et chefs d’entreprises » représentent 5,69% de la population active totale en 2012, contre 5,4% en 2007. La carte 1 montre la part de cette PCS dans la population active marseillaise en 2012 ainsi que ses effectifs par quartiers en valeur absolue. Les quartiers ayant la plus grande part d’artisans, commerçants et chefs d’entreprises sont situés à l’est de la ville (La Valentine, Les Trois-Lucs, Éoures) et au bord de la mer Méditerranée, au sud du Vieux-Port (Endoume, Bompard), sans jamais toutefois dépasser 13% de la population active. Les quartiers du 15ème arrondissement comptent également de nombreux artisans, commerçants et chefs d'entreprise dans leur population active. Cette carte ne présente pas d’autres structures spatiales très évidentes, si ce n’est que les quartiers comptant le plus d’actifs de cette PCS en valeur absolue ont plutôt tendance à être situés à l’extérieur du centre-ville, sans pour autant en être très éloignés (Perier, par exemple). À l’échelle des quartiers de la ville, la PCS « artisans, commerçants et chefs d’entreprises » présente même une légère entropie dans sa répartition spatiale.

Carte 2 (cliquer pour agrandir).

La carte 2 ci-dessus montre les mêmes variables pour la PCS « cadres et professions intellectuelles supérieures ». En moyenne, cette PCS représente 17,57% de la population active en 2012 contre 16,05% en 2007. Cette carte présente une structure spatiale : les quartiers où la part de cadres et professions intellectuelles supérieures est la plus importante sont majoritairement situés dans le sud de la ville et plus particulièrement dans les 6ème, 7ème, 8ème et 9ème arrondissements de Marseille. Près de la moitié des actifs des quartiers La Plage (8ème arrondissement) et Le Roucas-Blanc (7ème arrondissement) font partie de la PCS « cadres et professions intellectuelles supérieures » (respectivement 45% et 48%). Les quartiers Perier, Sainte-Anne, Saint-Giniez, Bompard et Palais de Justice, situés eux aussi dans ces arrondissements, comptent chacun plus de 30% de cadres et professions intellectuelles supérieures dans leur population active. Les quartiers au nord-est du 13ème arrondissement et à l’est du 11ème arrondissement sont eux aussi, dans une moindre mesure, des espaces où la part de cadres dans la population active est importante.

À l’inverse, de nombreux quartiers du nord de Marseille ont une part de cadres et professions intellectuelles supérieures inférieure à 8% de leur population active, notamment dans les 14ème et 15ème arrondissements (0% pour Les Crottes, 2% pour Saint-Mauron et La Cabucelle, 3% pour Les Arnavaux, etc.).

Carte 3 (cliquer pour agrandir).

La carte 3 montre quant à elle la PCS « employés ». En moyenne, les employés représentent 30,94% de la population active en 2012 contre 31,81% en 2007. Cette carte présente une structure spatiale : les quartiers au sud et au sud-ouest (7ème, 8ème et 9ème arrondissements) de Marseille ainsi que ceux à l’extrême nord-est et à l’est sont ceux où la part d’employés dans la population active est la moins importante. En revanche, de nombreux quartiers des 15ème, 9ème, 11ème, 3ème et 4ème arrondissements comptent une importante part d’employés dans leur population active. En valeur absolue, La Pomme (11ème arrondissement) et Sainte-Marguerite (9ème arrondissement) comptent le plus grand nombre d’employés (respectivement 3069 et 3274 employés en 2012). Bien que Carpiagne - seul quartier représenté dans la classe supérieure, à l’est - compte 62% d’employés dans sa population active, sa faible contribution à l’effectif total d’employés nous amène à relativiser cette importance (226 employés en 2012). Cet espace abrite en effet le camp militaire de Carpiagne, et rappelons que les militaires sont comptés comme des "employés" dans la nomenclature des PCS agrégée.
Il est intéressant de noter que dans la plupart des quartiers où le taux de la PCS « cadres et professions intellectuelles supérieures » est fort, le taux de la PCS « employés » est faible et réciproquement : Bompard, La Plage et Perier ont une forte part de cadres et professions intellectuelles supérieures mais une faible part d’employés ; au nord, Les Aygalades ou La Delorme ont une forte part d’employés mais une faible part de cadres et professions intellectuelles supérieures, par exemple.

La carte 4 ci-dessous montre la part de la PCS « ouvriers » dans la population active et ses effectifs par quartiers en valeur absolue en 2012. Les ouvriers représentent en moyenne 17,83% de la population active en 2012 contre 18,53% en 2007. Cette carte présente une structure spatiale évidente : les quartiers ayant la plus grande part d’ouvriers dans leur population active sont situés au nord de la ville et plus particulièrement autour de la zone portuaire du 2ème arrondissement (Arenc, Saint-Mauron, La Calade, La Cabucelle, etc.) alors que les quartiers au sud de la ville et notamment ceux bordant la mer Méditerranée à l’ouest sont ceux où les ouvriers sont les moins présents dans la population active. Les ouvriers sont également nombreux dans certains quartiers à l’est de la ville, aux abords de l’Huveaune, autant en valeur relative qu’en valeur absolue.

Carte 4 (cliquer pour agrandir).

Ici encore, on retrouve - à quelques différences près - l’inverse du gradient nord/sud observé dans la répartition des cadres et professions intellectuelles supérieures : les quartiers où la part de cadres dans la population active est la plus importante sont ceux où la part d’ouvriers est la plus faible et vice versa. Cette observation suggère de faibles possibilités d’interaction entre les « cadres et professions intellectuelles supérieures » et les « ouvriers » dans ces quartiers, ce qu’un indice d’exposition intergroupes 2 viendra confirmer ou infirmer par la suite. Les quartiers à l'est de la ville ont également une part d'ouvriers importante.

Carte 5 (cliquer pour agrandir).

Enfin, on retrouve une répartition spatiale assez proche de celle des « cadres et professions intellectuelles supérieures » pour la PCS « professions intermédiaires », sans toutefois être aussi nettement marquée (carte 5). Les professions intermédiaires représentent 25,24% de la population active en 2012 contre 25,70% en 2007. Les quartiers comptant le moins de professions intermédiaires dans leur population active sont majoritairement ceux du nord de la ville et plus particulièrement ceux du 15ème arrondissement. Les quartiers contribuant le plus à l’effectif total de professions intermédiaires en valeur absolue sont clairement situés au sud de Marseille (dans les 8ème, 9ème et 10ème arrondissement) bien que certains quartiers de l’est et du nord-est de la ville comptent de nombreuses professions intermédiaires dans leur population active (34% pour Château-Gombert et Les Accates, 32% pour Les Mourets, par exemple).

Conclusion

La cartographie des PCS à l’échelle des quartiers de Marseille permet d’identifier les principales structures de la division socio-spatiale de la ville.

D'abord, on observe une opposition entre le nord et le sud de la ville, plus ou moins bien marquée selon les PCS, avec un sud-ouest beaucoup plus occupé par les PCS « favorisées » et un nord occupé en majorité par des PCS « défavorisées ». L’opposition nord/sud qui existe entre la répartition spatiale des cadres et des professions intermédiaires d’un côté et celle des ouvriers et des employés d’un autre côté est clairement observable sur les cartographies réalisées : les uns sont majoritairement situés au nord, les autres au sud. On observe également, dans une moindre mesure, une opposition ouest/est entre ces deux paires de PCS.

Ensuite, sans surprise, on observe des similitudes dans la répartition spatiale de ces paires de PCS. Une majorité de quartiers ayant une part importante d'employés dans leur population active ont également une part importante d'ouvriers. De la même façon, les cadres et professions intellectuelles supérieures et les professions intermédiaires ont des répartitions spatiales en commun : ces deux PCS sont par exemple peu présentes dans la population active des quartiers situés au nord de Marseille – dans le 15ème arrondissement notamment – et elles représentent à elles seules plus de 60% de la population active de plusieurs quartiers du nord-est de la ville (à Palama, Les Médecins).

La mesure et la cartographie de la ségrégation socio-spatiale à Marseille par les indices de ségrégation nous permettra, dans une seconde partie de ce travail, de quantifier le niveau de ségrégation de chacun de ces groupes de population mais également d’identifier quels sont les espaces caractérisés par une sur-représentation ou une sous-représentation d’une ou de plusieurs PCS.

 

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Pour me citer :

Romain Mejean, 2016 « La ségrégation socio-spatiale à Marseille (1/2 : l'inégale répartition des groupes sociaux dans l'espace) », romainmejean.fr, site web personnel.

Notes :

  1. INSEE, 2012.
  2. Les indices de ségrégation intergroupes comparent la répartition d’un groupe avec celle d’un autre groupe [Apparicio, 2000].

2 réflexions au sujet de « La ségrégation socio-spatiale à Marseille (1/2 : l'inégale répartition des groupes sociaux dans l'espace) »

  1. Je cherchais un peu des indices sur la ségrégation à Marseille car ma fille d'origine franco-mexicaine à été placée dans une école maternelle ou le 99% des élèves ont un origine étranger. Que pensez-vous au respect ?

    Bien cordialement,
    Susana Flores

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