La ségrégation socio-spatiale à Marseille (2/2 : la mesure de la ségrégation)

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Cet article fait suite à un premier travail publié ici. Il s'agit d'une par­tie de mon tra­vail réa­lisé pour mon mémoire de Mas­ter 1 inti­tulé « Stra­té­gies rési­den­tielles et ségré­ga­tion socio-spa­tiale à Mar­seille. Vers une modé­li­sa­tion indi­vidu-cen­trée », sous la direc­tion de V. Laper­rière, Aix-Mar­seille Uni­ver­sité.

La mesure et la cartographie de la ségrégation socio-spatiale à Marseille par les indices de ségrégation nous permettra ici de quantifier le niveau de ségrégation de chacun des groupes de population étudiés mais également d’identifier quels sont les espaces caractérisés par une sur-représentation ou une sous-représentation d’un ou de plusieurs de ces groupes.

Les indices de ségrégation retenus

Les indices de ségrégation résidentielle, que nous avons introduits précédemment, permettent de mesurer le niveau de ségrégation d’un groupe de population. Il existe cinq catégories d’indices de ségrégation, une pour chaque dimension de la ségrégation : les indices d’égalité, d’exposition, de concentration, de regroupement et de centralisation. Pour chaque dimension, on distingue : les indices unigroupe, qui mesurent la ségrégation d’un groupe par rapport à l’ensemble de la population ; les indices intergroupes, qui comparent la répartition de deux groupes de population pris deux à deux ; les indices multigroupes, qui évaluent le niveau de ségrégation de l’ensemble des groupes de population [Tiva­dar, Schaef­fer, Torre et Bray, 2014].

 Ainsi, selon la dimension de la ségrégation qu’ils évaluent, certains indices de ségrégation quantifient la séparation spatiale d’un groupe dans les unités spatiales de l’aire d’étude, d’autres mesurent la possibilité d’interaction entre groupes, d’autres encore comparent la superficie occupée par les différents groupes de population étudiés, etc. la suite...